Des premières mutuelles agricoles locales à la reconnaissance en tant qu'organisme professionnel
C'est au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle que les agriculteurs ont ressenti le besoin d'une certaine organisation collective de leur profession. Pour faire face aux difficultés liées à la destruction de leurs biens, de leurs récoltes ou à la perte de leur bétail, ils ont créé les premières mutuelles locales.
Au départ sans statut juridique défini, ces mutuelles connaissent un essor considérable sur tout le territoire. Il faudra pourtant attendre une loi du 4 juillet 1900 pour consacrer l'existence des mutuelles garantissant les agriculteurs contre les risques pouvant survenir sur les exploitations. Les véritables assurances sociales ne sont instituées que plus tard, par la loi du 5 avril 1928, modifiée par celle du 30 avril 1930, qui rendent obligatoires l'assujettissement pour tous les salariés et la participation des employeurs. Seront désormais gérés les risques maladie, maternité, décès et vieillesse. C'est la naissance de ce qui va devenir la branche sociale de la Mutualité Agricole. A partir de 1940, la MSA est confirmée officiellement en tant qu'organisme professionnel avec pour mission de gérer l'ensemble des risques sociaux des assurés agricoles. En 1949, la MSA met en place un système électif qui lui permet d'être administrée de façon démocratique et professionnelle. Dans les années qui suivent, la MSA agira pour l'amélioration de la couverture sociale de ses ressortissants, salariés ou non salariés, en élargissant son champ de couverture à de nouvelles branches.
Solidarité, démocratie, responsabilité : les valeurs de la MSA
La Mutualité Sociale Agricole assure la protection sociale du monde agricole depuis 80 ans. C'est dans ses racines et son histoire qu'elle a puisé les valeurs essentielles qui ont toujours guidé son action : solidarité, démocratie et responsabilité.
La solidarité s'exprime entre les différentes générations, entre les nombreux métiers de l'agriculture et des professions annexes, entre des territoires à forte productivité ou non, entre des personnes bien portantes et d'autres fragilisées par la maladie ou les accidents.
La démocratie reste une grande force de la MSA avec une structure élective qui s'appuie sur le principe " un homme, une voix " et qui représente toutes les composantes de la profession jusqu'au plus haut niveau décisionnaire.
La responsabilité, trait d'union entre les hommes solidaires qui ont bâti leur propre système de protection sociale, s'incarne aujourd'hui dans les hommes qui continuent à le développer et à le gérer au mieux des intérêts de chacun.